PROPOSAL
| Agri-agency | Own contribution executor | Other parties | Total requested budget |
|---|---|---|---|
| Agriterra | CCA | ||
| € 0,00 + € 0,00 | € 0,00 | € 0,00 | € 118.040,00 |
| INTRODUCTION Au El Salvador, les coopératives agricoles nées dans les années ’80 de la réforme agraire auront été l’espoir de multiples personnes, travailleurs et petits paysans, pour permettre un développement économique des régions rurales. Toutefois, sans un appui suffisant de l’État en matière de politiques agricoles adéquates, d’éducation et d’appui technique, cet espoir aura été pour plusieurs de courte durée. Aujourd’hui, moins de 30 ans après la réforme agraire qui avait mené entre autres au conflit armé qui a duré plus de 10 ans dans le pays, la majorité des coopératives agricoles nées de cette réforme se désintègrent. La terre est parcellisée entre chacun des membres qui par manque de capacité à la rendre productive et donc génératrice d’économie, revendent leur biens à de nouveaux grands propriétaires terriens. La Central Cooperativa Agropecuaria (CCA), située à San Luis Talpa dans la région de La Paz au El Salvador, est issue d’un regroupement de coopératives agricoles provenant de la réforme agraire initiée par le gouvernement. Créée en novembre 1997 à la suite de la réalisation d’un diagnostic institutionnel participatif, la CCA compte encore en 2006 13 coopératives de production de 48 à 450 membres chacune. Environ 1 700 membres, représentant près de 10 000 personnes, sont toujours impliqués dans la CCA via ses coopératives affiliées. La CCA demeure aujourd’hui une des rares organisations de producteurs et productrices agricoles qui par son dynamisme a su maintenir vivant le réseau coopératif au El Salvador. Le présent projet d’appui à la mise en place d’un système collectif de mise en marché du lait au sein de la CCA s’inscrit dans la poursuite des efforts de consolidation d’une structure organisationnelle paysanne efficace et viable et du renforcement de ses capacités commerciales initiés en 2002 à travers l’appui-conseil d’UPA Développement international (UPA DI). Cette nouvelle initiative d’une durée de trois ans s’inscrit davantage dans le cadre d’un programme. L’essentiel du plan de travail présenté dans cette proposition a été élaboré lors de sessions de travail effectuées en février 2007 avec la participation des responsables des coopératives laitières et de la CCA. CONTEXTE Les coopératives affiliées membres de la CCA mènent différentes activités de production dont les principales sont la canne à sucre, le lait, le maïs, le sorgho, l’élevage bovin et quelques productions maraîchères. De façon générale, la rentabilité des activités de production agricole est précaire. Cette situation est engendrée par un manque de connaissances et d’outils techniques. En outre, une forte présence de produits importés sur les marchés locaux et nationaux, conjuguée à une faible capacité de négociation avec les commerçants et les acheteurs de l’industrie agroalimentaire, permet difficilement aux producteurs de recevoir un juste prix pour leurs produits agricoles. UPA Développement international (UPA DI) appuie depuis 2002 les efforts de l’organisation dans le cadre de son Programme d’appui institutionnel (PAI). Au cours de cette période, la CCA a renforcé ses liens avec ses affiliés. Les coopératives ont diversifié leurs productions - œufs, tilapias, produits maraîchers et nouvelles variétés de céréales - et ont amélioré la productivité des productions plus traditionnelles - lait, sorgho fourrager et pâturage – grâce, entre autres, à la mise en place d’appui technique au bénéfice des coopératives. Ces dernières ont aussi entrepris une démarche pour mieux structurer la mise en marché de leurs produits en initiant un comité production et commercialisation du lait et des œufs. La production laitière est importante pour 5 des coopératives de la CCA. Elle représente une force économique et offre des emplois stables et réguliers 12 mois par année. La production quotidienne globale est de l’ordre de 8000 bouteilles (6000 litres). Le lait est presque entièrement acheminé vers une usine de transformation locale. Ce volume de lait représente actuellement plus de 30% du volume transformé par l’acheteur. Cette donnée devrait théoriquement accorder au regroupement un certain pouvoir de négociation vis-à-vis l’acheteur. Pourtant les contrats signés entre l’acheteur et chacune des coopératives demeurent inchangés depuis plus de 10 ans. De plus, individuellement, il semble difficile, voire impossible, de négocier des conditions de vente qui prennent en considération certaines préoccupations des coopératives de production. L’idée de se regrouper pour commercialiser ensemble le lait est relativement nouvelle. Elle a fait l’objet de plusieurs discussions au sein du Comité lait de la CCA depuis 2003. Quelques initiatives de travail ont été engagées collectivement dans les dernières années. Plus récemment, en novembre 2006, un séminaire de 5 jours sur l’ « Économie et les systèmes collectifs de mise en marché des produits agricoles » organisé conjointement par CCA/UPA DI a permis de concrétiser un peu plus cette idée de mise en marché regroupée au sein des coopératives affiliées. Pour donner suite à cette activité, un consensus large a priorisé le secteur laitier au sein de la CCA pour expérimenter au cours des prochaines années une première démarche de commercialisation collective. Au cours de décembre, suite à un processus de consultation auprès des 5 coopératives laitières et de leurs instances décisionnelles, une entente a été signée par chacune des coopératives laitières, confirmant leur volonté de s’engager activement dans un tel processus et construire concrètement ce que sera un système collectif de mise en marché du lait au sein de la CCA. PLAN DE TRAVAIL 2007-2009 Le présent projet est d’une durée de 3 ans, soit d’avril 2007 à décembre 2009. Il comprend trois étapes de réalisation avec pour chacune un objectif précis. Année 2007 (9 mois) Étape Définition Tâches par étape: Signer une entente avec les 5 coopératives confirmant leur acceptation des règles de fonctionnement écrite dans un Manuel de procédures du système collectif de commercialisation du lait. Première étape – Année 2007 - Définition Que faire? - Faire une étude détaillée de la production de lait des 5 coopératives et aussi du secteur laitier salvadorien. Moyen: Études, rencontres. Visites de la FPLQ et UPA. (Entre avril et août 07) - Accompagner un processus d’établissement et de suivi des coûts de production du lait pour les 5 coopératives Moyen: À travers des formations et de l’assistance technique permanente (Avril à décembre 2007). - Implanter un accompagnement technique à la production aux 5 coopératives laitières à travers une entente avec Tecno-Serve, MAG, Pro-Leche. Moyen: À travers des formations et de l’assistance technique permanente. (Entre avril et décembre 2007) - Visiter le secteur laitier au Québec et étudier le système collectif de commercialisation du lait choisi par les producteurs laitiers de la FPLQ, membre de l’UPA. Moyen: Participation des présidents au stage «Viens marcher ma terre» de 3 semaines au Québec. (Août-septembre 2007) - Définir les mécanismes que veulent se donner les coopératives laitières : regrouper, négocier, développer, administrer et détailler pour chacun des aspects inclus. Moyen: Séminaire sur la commercialisation collective du lait pour les 5 coopératives. Visite d’UPA DI. (Novembre 2007) - Évaluer les éléments de négociations éventuelles avec des acheteurs et une stratégie de négociation. (Novembre 2007) - Établir les coûts du système collectif de commercialisation du lait et les prélevés éventuels pour les couvrir. (Décembre 2007) - Intégrer les attentes et les règles de fonctionnement dans un manuel de procédure. (Décembre 2007) - Définir et faire accepter par chaque instance décisionnelle des coopératives laitières la structure organisationnelle du système collectif de commercialisation du lait et son manuel de procédures.Assemblée générale dans chacune des coopératives. (Décembre 2007) |
GOALS