PROPOSAL
| Agri-agency | Own contribution executor | Other parties | Total requested budget |
|---|---|---|---|
| Agriterra | CCA | ||
| € 0,00 + € 0,00 | € 0,00 | € 0,00 | € 0,00 |
| CONTEXTE Depuis la conclusion de la ronde de l’Uruguay et la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995, les populations d’Amérique centrale ont peu bénéficié de la supposée ouverture des marchés et de l’accroissement des échanges. Récemment, un Traité régional de libre commerce (TLC) a été ratifié entre les États-unis d’Amérique et le Guatemala, le Salvador, le Honduras, le Nicaragua et plus récemment le Costa Rica. D’autres discussions sont, semble-t-il, en cours entre l’Union européenne et ces mêmes pays pour une éventuelle entente similaire. Avec ses 30 millions d’habitants, la région centrale de l’Amérique représente un marché de plusieurs milliards de dollars US par an pour les produits de consommation. Mais ces négociations sont dans plusieurs cas difficiles, et les accords obtenus ou à obtenir ne soulèvent que peu d’enthousiasme au sein de la population, qui n’en comprend que trop peu le contenu et surtout les conséquences à court et moyen terme. Les ONG et les mouvements sociaux des pays d’Amérique centrale s’inquiètent des répercussions négatives qui découleront de ces accords sur les populations, particulièrement celles les plus défavorisées. La question agricole demeure un des secteurs les plus sensibles car, selon les données de l’Organisation international du travail (OIT), l’agriculture est le gagne-pain de 32% des 14 millions de personnes qui constituent la population active en Amérique centrale. Aussi, cette tranche de la population est déjà fortement marginalisée et représente un fort pourcentage des familles les plus pauvres. Avec les politiques commerciales actuelles prônant l’ouverture des marchés, les organisations agricoles redoutent que les agriculteurs américains et européens n'inondent leur marché domestique avec leur production subventionnée. Les activités liées à l’exploitation agricole sont la principale source de revenus pour la famille paysanne. Mais ces exploitations sont majoritairement de petites tailles, peu capitalisées et bénéficient de très peu d’accompagnement et de services de l’État; de là découlent une faible production et une faible productivité, et donc une capacité limitée de revenus. Les défis auxquels est confrontée la population agricole sont énormes : a) nourrir une population croissante et de plus en plus urbaine, b) faire face à la dégradation des ressources naturelles, c) répondre à des marchés dont les exigences sont de plus en plus marquées, pour ne nommer que ceux-là. DES ORGANISATIONS EN MARCHE… Dans le contexte de la mondialisation du commerce, les agricultrices et agriculteurs des pays d’Amérique centrale sont de plus en plus conscients que l’amélioration de leur situation économique est largement tributaire de leur capacité à maintenir et développer un accès aux marchés domestique et international, et à y obtenir de meilleures conditions commerciales. Face à ce constat, depuis plusieurs années, les paysans et paysannes se regroupent au sein d’organisations professionnelles agricoles (OPA) pour une défense de leurs intérêts communs. Par contre, il faut reconnaître que les OPA des pays d’Amérique centrale sont encore trop peu outillées pour défendre leurs intérêts, particulièrement ceux liés aux règles commerciales, d’autant plus que les processus de négociations deviennent de plus en plus complexes et leur pouvoir de négociation faible. D’où l’importance pour les principaux acteurs de ces organisations agricoles d’être appuyés dans leur démarche de compréhension et de défense de règles commerciales équitables pour le maintien et le développement de l’agriculture familiale en Amérique centrale. D’autre part, le rôle que jouent les gouvernements dans la mise en place de politiques agricoles nationales et dans les processus de négociations bi-latérales et multilatérales pour des règles commerciales communes, oblige les OPA à accentuer leurs efforts de dialogue auprès des représentants élus de leurs pays respectifs. Sans quoi, leur voix ne peut que difficilement être entendue aux tables décisionnelles. Nul doute que les négociations commerciales régionales et internationales actuelles et les accords qui en découleront, auront un impact sur les conditions de vie de la majorité de la population latino-américaine, dont les familles agricoles. Il est donc de première importance que les OPA puissent informer leurs membres des discussions en cours et que ceux-ci soient à même d’être bien formés afin de pouvoir dialoguer avec leurs représentants gouvernementaux et faire valoir leurs points de vue et opinions pour influencer le cours des décisions qui marqueront l’avenir de leurs pays et de leurs populations. Il s’agit, en fait, de contribuer à rééquilibrer un rapport de force qui, très souvent, se joue au détriment des pays en développement (PED), et tout particulièrement des communautés agricoles. BUT ET OBJECTIFS DU PROJET Dans une perspective de réduction de la pauvreté et d’accroissement de la souveraineté alimentaire, le projet vise à un renforcement des positions de négociations des OPA vis-à-vis les gouvernements des pays d’Amérique centrale en faveur de leurs intérêts commerciaux agricoles dans un contexte d’ouverture croissante des marchés régionaux et internationaux. Le but du projet est donc de permettre aux productrices et producteurs agricoles de 5 pays d’Amérique centrale (Guatemala, El Salvador, Honduras, Nicaragua, Costa Rica) et à leurs organisations professionnelles de s’initier à une participation pleine et active au processus de plaidoirie en matière de mise en marché des produits agricoles et de négociations des divers accords commerciaux concernés. Forcément que de parler des enjeux du commerce international des produits agricoles risque de nous amener à aborder d’autres enjeux périphériques, étroitement liés à ces premiers : accès à la terre et aux ressources productives, protection de l’environnement, etc. Plus spécifiquement, le projet vise à 1. Vulgariser de l’information relative aux enjeux de la mondialisation et aux négociations de l’OMC auprès des productrices et producteurs agricoles. 2. Augmenter les capacités d’analyse des leaders agricoles sur les questions relatives au commerce des produits agricoles. 3. Appuyer la tenue d’un dialogue continu entre les leaders des OPA et les représentants de leurs gouvernements. 4. Renforcer les OPA, via plus particulièrement une démocratisation de ces enjeux au sein de leurs organisations. 5. Accentuer les activités de réseautage régional entre les OPA des divers pays, notamment en renforçant une structure ou plate-forme agricole existante ou en voie d’être créée. Note : Les représentants des gouvernements qui seraient impliqués dans l’objectif 3 seraient aussi rejoints dans les objectifs 1 et 2 par divers mécanismes qui restent à être définis. PARTENAIRES DU PROJET Quatre agri-agences présentes en Amérique latine, UPADI Agriterra IVA à travers TRIAS SCC Les OPA actuellement partenaires des agri-agences, CCA, El Salvador/partenaire d’UPADI et de TRIAS UNAG, Nicaragua/partenaire d’Agriterra PILAR, Honduras/partenaire de TRIAS CMC, Costa Rica/partenaire d’Agriterra Autres OPA à identifier et à inviter dans les 5 pays ciblés CONCERTATION AVEC D’AUTRES PROJETS DE LA RÉGION LATINE La FIPA par son Comité Amérique latine est actuellement en processus d’élaboration d’un projet de renforcement de l’accès par les petits producteurs aux marchés de produits agricoles. Sûrement, ces deux initiatives devraient se déployer de manière concertée, afin que les efforts investis soient complémentaires. Par des mécanismes qui restent à identifier, les deux projets pourraient contribuer, sans qu’il n’y ait de duplication d’activités, à confronter ce défi important d’améliorer la capacité des producteurs et productrices d’Amérique centrale à commercialiser ses produits agricoles à un juste prix. DURÉE DU PROJET Les activités du projet se déroulent durant quatre (4) années, soit de janvier 2008 à décembre 2011. PREMIÈRE ACTIVITÉ - BONIFIER ET VALIDER UNE PROPOSITION DE PROJET Quoi? Un atelier de travail de 3 jours avec les organisations de producteurs agricoles partenaires (une quinzaine) et les trois agri-agences. Quand? Février 2008 Pourquoi? Pour bonifier et valider une proposition de projet et s’approprier le plan de travail qui en découlera. Pour définir ensemble à quel besoin le projet souhaite-il répondre en matière de mise en marché des produits agricoles, à l’échelle locale, nationale et régionale. NB1: Le financement demandé permettra donc de réaliser la première étape de ce projet. NB2: Comme il y a plusieurs "executor", cad plusieurs OP partenaires, nous avons inscrit UPA DI dans ce champs. |
GOALS