PROPOSAL
| Agri-agency | Own contribution executor | Other parties | Total requested budget |
|---|---|---|---|
| UPA DI | AOPP | ||
| € 0,00 + € 0,00 | € 0,00 | € 0,00 | € 0,00 |
| 1) Contexte et justification du projet L’importance de la filière riz au Mali : Le riz, première céréale consommée, est l’aliment clef pour une politique de sécurité alimentaire sur le long terme, problématique qui reste cruciale pour le Mali. Pour construire cette politique de sécurité alimentaire, le Mali mise également sur le riz du fait de sa production sécurisée par l’irrigation par gravité. La moitié de sa production est en effet totalement sécurisée au sein de l’Office du Niger par la maîtrise totale de l’eau. D’autre part, la riziculture malienne génère des revenus très élevés qui reviennent pour une part importante au monde rural. C’est donc aussi un élément de poids dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. Aspects déstabilisateurs du marché malien du riz Le marché national du riz au Mali laisse apparaître une augmentation très importante des importations depuis 2002. Actuellement, la part de riz importé sur la consommation totale varie entre 30% et 45% selon les années. La production nationale dispose potentiellement des moyens pour répondre à l’augmentation de la demande. En effet, le riz malien est apprécié des consommateurs. De plus, les possibilités d’extension sont importantes au niveau de l’Office du Niger. Cela nécessite un accompagnement de l’Etat sur le court et le moyen terme pour soutenir les efforts en préservant la production nationale des effets déstabilisateurs des importations. La production nationale est structurellement en proie aux importations et demeure en situation de fragilité. Un autre élément particulièrement déstabilisant pour le marché national réside dans l’interventionnisme de l’Etat, dans la conduite de sa politique de reconstitution des stocks de riz. En début 2008, le Haut Commissariat à la Sécurité alimentaire a ainsi lancé un appel d’offre pour stocker 20 000 tonnes de riz, occasionnant une augmentation subite du prix du riz qui a surpris certains opérateurs. Une plus grande concertation préalable entre les principaux intervenants permettrait de limiter l’effet déstabilisant tout en soutenant le marché national. La légitimité et le mandat de la plate-forme Les organisations de riziculteurs se sont regroupées sur une base régionale et chaque région a mis en place une plate forme régionale des riziculteurs. Des représentants de ces plates-forme régionales se sont regroupés au sein de la plate forme nationale qui existe officiellement depuis le 19 janvier 2008. A terme, la plate forme nationale des riziculteurs désire être le cadre de concertation de référence des organisations paysannes rizicoles, en s’impliquant davantage dans le processus de définition des politiques de développement du monde rural en général et de la riziculture en particulier, au plan national, sous-régional et international. L’objectif de la plate forme est d’une part d’œuvrer pour assurer aux exploitations rizicoles du Mali un revenu décent de leur activité et d’autre part d’offrir un cadre de concertation, de promotion et de renforcement des capacités des organisations membres, pour leur meilleure participation à la définition et la mise en œuvre des actions de développement durables. Objectifs pour une gestion concertée du marché du riz Les producteurs souhaitent avoir des prix rémunérateurs et dans le même temps, les consommateurs souhaitent avoir des prix relativement bas pour permettre un accès à tous à une alimentation de base. Une gestion concertée du marché entre les producteurs, les agents intervenant dans la commercialisation, l’Etat et les importateurs pourrait permettre d’atteindre cet objectif d’intérêt national de stabilisation général du prix du riz au Mali. Pour se faire, il convient de disposer : - d’une information précise et vérifiable sur la production (surfaces cultivées, rendements, proportion commercialisée et celle auto consommée, etc.) - d’une estimation fine de la demande nationale avec un éclairage sur les rapports de substitution dans la consommation entre les différentes céréales - de leviers clairement identifiés pour gérer en connaissance de cause une politique d’importation ou de stockage. Les stocks et les importations doivent servir de régulateurs du marché du riz en écrêtant la montée du riz local. 2) Objectifs – Résultats - Activités. L’objectif général est la stabilisation du marché du riz malien à travers le développement d’un argumentaire en ce sens propre à la plate forme nationale des producteurs de riz. Les objectifs spécifiques sont : - Renforcer l’ancrage institutionnel des plates formes régionales et nationale au niveau des instances gouvernementales et internationales - Identifier les leviers d’un marché national stabilisé - Porter un plaidoyer au niveau de l’Etat pour actionner durablement les leviers identifiés Les activités et résultats attendus sont : Résultat attendu 1 : La démarche participative mise en place facilite une mobilisation forte des OP de riziculteurs et renforce la crédibilité des constats dressés. Organiser une assemblée générale de la plate forme nationale des producteurs de riz de façon à lancer la campagne sur la stabilisation du marché du riz. Construire les outils de collecte des informations au niveau régional. Coordonner les collectes d’information au niveau des plates formes régionales. Valider les synthèses régionales produites sur la base des informations collectées. Résultat attendu 2 : L’identification des leviers à actionner permet une prise de position de la plate forme nationale des producteurs de riz. Elaborer la synthèse nationale sur l’état de la production, de la demande et du marché national de riz. Organiser un atelier de synthèse de 2 jours autour de la synthèse nationale. Valider les positions défendues par la plate forme nationale des producteurs de riz dans le cadre de la campagne de plaidoyer. Résultat attendu 3 : Une campagne de lobbying est mise en oeuvre pour faire savoir les positions défendues par la profession rizicole Rédiger des documents de communication supports présentant les prises de position de la plate forme Organiser une conférence médiatique Participer à des émissions de radio et de télévision Rencontrer les responsables politiques et des coopérations bi et multi latérales 3) Budget et plan de financement Le budget OP est de 35 063 € dont 18 172 € sont sollicités à UPA-DI et 13 118 € au FIDA. La participation de l’OP monte à 3 773 €. |
GOALS