PROPOSAL
| Agri-agency | Own contribution executor | Other parties | Total requested budget |
|---|---|---|---|
| SCC | URPA / AD | ||
| € 0,00 + € 0,00 | € 0,00 | € 0,00 | € 0,00 |
| Problématique Le Bénin est classé 162ème sur 177 pays, dans le rapport sur le développement humain de 2006 du PNUD. Le secteur agricole concerne 70% de la population active, contribue à 36% au produit intérieur brut (PIB). Au Bénin, d’un point de vue agro-écologique, la culture de l’anacardier concerne 7 départements dont ceux de l’Atacora et de la Donga. Au niveau national, les superficies totales s’élevaient à 26 033 ha en 2002 dont près de 30 % dans les 2 départements concernés. La zone d’intervention compte 35 603 producteurs qui ont produit 5800 tonnes en 2006 et 5300 tonnes en 2007. Initialement, les producteurs sont totalement sous le contrôle des acheteurs ambulants qui fixent le prix de vente. Les producteurs n’ont en général aucune connaissance des prix de vente au niveau du port, ni sur le marché national. Les prix ayant tendance à baisser, les producteurs ont décidé de s’organiser afin de maîtriser les prix et les processus de détermination du prix. Ainsi, la vente groupée a pour finalité de libérer les producteurs des intérêts des intermédiaires et de leur restituer une part significative de la valeur ajoutée générée sur ce produit au niveau national. A l’heure actuelle, l’URPA dispose d’une connaissance fine du marché et d’une stratégie commerciale clairement établie. L’implication des producteurs derrière leur OP et la qualité du dispositif d’organisation sont les principaux acquis de ce programme PAMRAD au niveau de l’URPA. Par contre, cette activité de commercialisation groupée ne concerne pas encore des volumes permettant une plus grande autonomie financière. Les projections permettent d’atteindre ces volumes dans un avenir proche mais le projet PAMRAD arrive à terme nécessitant un relais dans l’accompagnement de l’URPA. Le risque est donc fort de voir une belle expérience stoppée nette faute d’un appui dégressif sur 3 ans. C’est ce que le présent projet se propose d’apporter à l’URPA de façon à développer la base financière du réseau au travers des services proposés en vue d’atteindre l’autofinancement de la structure. La problématique de l’URPA est d’être prête à vendre une marchandise de bonne qualité au moment où le prix du marché est le plus haut (soit en début de campagne). L’autre problématique centrale pour l’URPA qui est la base de toute cette activité de vente groupée est d’offrir aux producteurs d’anacarde des prix supérieurs au prix des acheteurs ambulants. Le dispositif mis en place par l’union permet de gérer une commercialisation de 1500 à 2000 tonnes de noix de cajou. Pour le moment, malgré une augmentation constante, les volumes n’ont pas encore dépassé les 500 tonnes. Pour atteindre les objectifs de vente groupée en volume et en nombre de paysans bénéficiaires, la stratégie de l’URPA intègre les autres facteurs de blocage de la filière. Il s’agit entre autres des difficultés d’accès au crédit, de l’introduction de nouvelles technologies d’entretien des plantations, de l’amélioration du matériel végétal et des pratiques culturales, du partenariat avec les transporteurs. En parallèle, pour assurer la bonne conduite des opérations, des activités visant la structuration du réseau et la mise en place d’un plan de communication restent des éléments déterminants. Aussi, ce qui semble particulièrement intéressant dans cette approche est la capacité de l’URPA à ne pas assumer toutes les responsabilités et à rester dans un rôle de coordination de la filière en respectant les responsabilités de chaque acteur (transporteur, institutions de crédit, coopératives villageoises et communales, exportateurs, pépiniéristes...) 3 difficultés majeures doivent être levées pour le développement futur de la coopérative, à savoir : Les quantités commercialisées doivent augmenter de façon à offrir ce service à de plus en plus de producteurs tout en renforçant l‘autofinancement de la structure. La qualité et la productivité des plantations doivent s’améliorer de façon à augmenter les revenus des paysans tout en renforçant l’image de l’URPA sur le marché. La structure coopérative URPA et son réseau doivent se professionnaliser de façon à pérenniser les services offerts aux membres. Finalité – Objectifs – Résultats et activités. La finalité de l’action est la lutte contre la pauvreté des populations rurales dans les pays en voie de développement. A ce titre, l’objectif général est une augmentation des revenus des producteurs d’anacarde de l’Atacora et de la Donga à travers une meilleure valorisation de leurs productions. L’objectif spécifique poursuivi est : L'URPA A/D est solidement structurée, financièrement autonome et institutionnellement reconnue. Résultat attendu 1 : L'URPA est renforcée et son fonctionnement général est conforme aux exigences des activités développées. 4 leviers seront utilisés pour justifier de la réalisation de ce résultat attendu : Echanges d’expériences Formation des membres Renforcement de la base d’adhésion Vie associative dynamique Résultat attendu 2 : Les capacités de production des paysans se sont renforcées. 7 leviers seront actionnés sur ces dimensions techniques mais à différents niveaux d’investissement Amélioration du matériel végétal Accessibilité à des produits de traitement adaptés Formations et échanges techniques Structuration d’un réseau de mécaniciens des matériels d’entretien des plantations Echanges sur la gestion collective d’un matériel agricole Facilitation de l’accès aux pièces détachées Facilitation de l’accès au crédit Résultat attendu 3 : Les quantités commercialisées via l'URPA augmentent de façon significative et le service est financièrement autonome. 5 leviers seront utilisés pour avoir un effet significatif sur la vente groupée : Sensibilisation sur la qualité et le test KOR Renforcement du stock de sac de jute Maîtrise des outils de préparation de la campagne de commercialisation Diversification les acheteurs Amélioration des capacités de négociation commerciale |
GOALS