| description |
L’Apdik (Association paysanne pour le développement intégré au Sud-Kivu) est née en 1996 suite à un constat des problèmes de leur milieu ( Minembwe, Fizi) enclavé et soumis à diverses violations au quotidien. C’est pour rétablir l’équilibre socio-économique ainsi que les liens interhumains que les paysans (essentiellement des éleveurs de bovins) des hauts plateaux d`Itombwe et de Minembwe ont crée leur organisation paysanne. L’APDIK est une association qui œuvre dans les hauts plateaux de Fizi /Minembwe. Les paysans d’ici ont un problème très sérieux de sous-développement. Il existe 18 coopérations locales pour collecter de lait et pour d`autres produits agricoles. Membres 10.823 (40 % femmes).
L’APDIK a comme vision de « Faire un monde paysan du Sud-Kivu, une référence d’une justice sociale, une paix durable, moteur d’une économie du marché basée sur la technologie agricole à travers la filière lait et ses connexes, dans un environnement sain et attractif».
La mission de l’ APDIK est la promotion du bien être des paysans éleveurs par l’amélioration qualitative et quantitative du revenu du paysan à travers la filière du lait et la création des micro entreprises connexes.
Pour accomplir cette mission, l’APDIK compte :
• Structurer et renforcer les capacités techniques et de gestion organisationnelle des coopératives membres, de manière à asseoir à moyen terme des micro entreprises connexes à la filière lait. gérées par les paysans eux-mêmes ;
• Aider les paysans membres d’offrir à sa clientèle des produits laitiers suffisants et de bonne qualité ;
• Promouvoir les droits et devoirs de membre et défendre leurs intérêts ;
• Assurer un lobbying et plaidoyer local en matière de politique agricole tenant compte du secteur Elevage.
• Promouvoir les droits de la Femme et de l’Enfant et encourager la Femme d’accéder aux instances de prise des décisions
L’APDIK est membre de Réseau des Associations des Droits de l'Homme du Sud-Kivu et vraisemblablement un des nouveaux membres de FOPAC. Ils déjà participent aux activités de FOPAC (...less...) |
| final results & observations |
Le projet a comme mission le renforcement des capacités des coopératives des agri-éleveurs autour de la filière du lait comme inscrit dans le plan stratégique de 2009-2011. Les objectives spécifiques de 2009 étaient :
Structuration et renforcement des capacités des coopératives des agri-éleveurs,
Amélioration de la production et la productivité animale
Mise en place d’un système durable et efficace de la commercialisation de
produits laitiers.
Promouvoir l’aspect Genre sur tous les niveaux tant sociaux, culturels qu’économiques
Les activités de l’année 2009, ont démarré sans difficultés majeures, étant donné que dans l’ensemble, la situation sécuritaire était bonne, à part certaines attaques sporadiques signalées dans certains coins des hauts plateaux de Minembwe, perpétrées par quelques groupes armés incontrôlées. Mais ces attaques n’ont pas empêché la réalisation de nos activités relatives au renforcement des capacités des associations coopératives, dans les hauts plateaux.
Les résultats tangibles ont été atteints et les plus saillants sont :
• 32 coopératives dont 19 pour la production et 13 pour la commercialisation du lait sont opérationnelles, avec les organes en place (A.G, C.A et C. S), les textes statutaires (statuts) pour 10 coopératives sont en cours du processus d’agrément au niveau de la division du développement rural/ services Provinciaux et toutes les 32 coopératives disposent des plans d’action exercice 2009-2010.
• 3 centres de collecte du lait (Bwegera, Mutarure et Sange) sont opérationnels et 6000 litres de lait sont livrés par semaine sur le marché à Bukavu, à un prix rémunérateur, augmenté de 33.3% par rapport au prix local. C'est-à-dire que 312000 litres de lait ont été écoulés de la plaine de la Ruzizi aux centres de consommation de Bukavu et d’Uvira, ce qui a donné aux ménages d’éleveurs paysans de la plaine un gain d’environ 31.200.000 fc soit 34.667$/an par rapport au prix locale.
• 40 % de la population des centres Bwegera, Luberize, Mutarure, Sange et 30% de celle de Minembwe et Itombwe, consomment le lait bouilli (pasteurisé) par rapport à la situation d’avant les formations (Enquête, du 27 Nov. au 5 Déc. 2009). Ceci pourra faire un impact positif important dans la réduction de certaines zoonoses qui entament la santé humaine, notamment la tuberculose.
• 2 unités de transformation du lait en fromage sont opérationnelles (Bwegera et Itombwe) et chacune produit 5 fromages par jour. Ces fromages, par le canal de l’APDIK, sont vendus sur le marché de Bukavu et au niveau de chaque coopérative, les membres sont actuellement capables de fabriquer le fromage eux-mêmes à partir du lait qu’ils produisent.
• Au niveau des organes, 2 conseils d’Administration sont présidés par les femmes, et les femmes membres des bureaux des conseils d’Administration pour 32 coopératives s’élèvent à 64 sur 192 (soit 33.3%).
Signalons que seulement 2 postes de responsabilité soit 3.1% sont occupés par les femmes, qui sont des présidentes du C.A. Tandis que 20 femmes soit 31,3% sont des secrétaires- comptabilités, 31 soit 48.4% sont des trésorières et 11 soit 17.2% sont des conseillères. Notons ici, qu’avant le projet, quand bien même existait les comités des éleveurs, aucune femme n’était à la tête de ces organisations.
• Les échanges faites entre la délégation d’éleveurs du Sud-Kivu et les éleveurs du Rwanda a renforcé les connaissances de nos éleveurs et dans quelque peu de temps. Cela a fait d’impacts sensibles sur le changement des attitudes, qui se manifeste par la participation actives des éleveurs au sein de leurs coopératives respectives. Surtout sur la libération de part sociale des membres dont pour la plupart des coopératives, elle s’est augmentée de 20% et certaines mesures qui sont actuellement prises par les éleveurs du Sud-Kivu, entre autres :
- L’amélioration génétique de la race locale par l’insémination artificielle.
- L’amélioration de l’alimentation par l’organisation et gestion rationnelle des pâturages et la conservation des fourrages.
- La professionnalisation de l’élevage
- La lutte contre le feu de brousse
- Appropriation de la gestion des coopératives et centres de collecte du lait.
- L’importance des coopératives dans la lutte contre la pauvreté
- La prise en charge des coopératives par le mécanisme d’autofinancement, la libération des parts sociales et cotisation
- Mise en place d’un système de marketing du lait et les produits laitiers en faveur des éleveurs.
- Intégration de l’élevage à l’agriculture.
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