PROPOSAL
| Agri-agency | Own contribution executor | Other parties | Total requested budget |
|---|---|---|---|
| Agriterra | CPF | ||
| € 0,00 + € 0,00 | € 0,00 | € 0,00 | € 17.500,00 |
| Au milieu de la décennie 90, l’Etat burkinabé s’est désengagé du secteur productif agricole sous la pression des institutions de Breton Woods (BM et FMI). Les producteurs agricoles ont commencé à s’organiser, multiplier les espaces d’échanges et de concertations et à assurer les services essentiels à des degrés divers et variés. Dix ans après son désengagement, l’Etat revient sur sa décision en estimant que les performances de l’agriculture du pays sont en perte de vitesse. Il envisage reprendre en main la vulgarisation et l’appui conseil en vue d’améliorer le niveau de productivité et lutter efficacement contre la pauvreté grandissante en zones rurales. En 2008, les services techniques de l’Etat réalisent une étude diagnostic pour faire un bilan (forces et faiblesses) des différentes actions de vulgarisation et d’appui conseil qui se sont succédées, tirer les enseignements qui en découlent et construire de nouvelles stratégies d’intervention : « Projet de document du système national de vulgarisation et d’appui conseil agricole (SNVACA), Ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des ressources halieutiques - Août 2008 » Cette étude a effectivement permis de faire un inventaire appréciable d’actions de vulgarisation et d’appui conseil, mais n’a malheureusement pas du tout pris en compte les dispositifs et expériences de conseil agricole mis en place par les organisations de producteurs elles-mêmes. Cette approche restrictive semble s’opposer à la diversité d’expériences burkinabé en la matière qui pourrait permettre de présenter des stratégies plus novatrices et plus adaptées aux nombreux changements évoqués dans le document. Objectifs poursuivis Renforcer les capacités de la CPF en matière d’élaboration de stratégies et de politiques à travers l’accompagnement dans le traitement d’un cas concret : Construction d’une proposition paysanne dans le cadre de la définition du SNVACA. - Répertorier et analyser les différents types de dispositifs et expériences d’appui conseil pratiqués par les OP du Burkina ; - Mettre en évidence les nouvelles relations nouées entre conseillers et paysans ; - Construire des propositions à partir des expériences recensées et capitalisées. Résultats attendus - Renforcement des capacités d’analyse et stratégiques des leaders de la CPF ; - Progression de la cohésion et de la concertation entre les organisations paysannes membres et non membres et des capacités de mobilisation (information des membres, débats internes) ; - Elaboration de propositions à faire valoir auprès de l’Etat pour une amélioration du SNVACA envisagé. Activités à mener : 1) Identification des expériences mises en œuvre par les OP à capitaliser 2) Analyse des expériences des OP en matière de conseil agricole - L’origine du conseil, le dispositif mis en place et son animation ; - Les forces et faiblesses constatées - L’appréciation des paysans face au service rendu. 3) Analyse et traitement des données collectées sur les expériences de conseil agricole - Le dispositif mis en place - Le nombre de personnes touchées - La diffusion des innovations - Si possible, une appréciation des changements de comportement induits par le conseil - Des appréciations des responsables d’Op et des bénéficiaires du conseil sur la qualité du conseil apporté : adaptation à la demande du paysan, rôle de la relation conseiller – paysan, etc. 4) Mise en place d’un groupe de travail sur le conseil agricole L’objectif du groupe de travail est d’élaborer des propositions, qui seront soumises au conseil d’administration de la CPF, visant à enrichir le projet de document soumis par le Ministère de l’agriculture – SNVACA. 5) Présentation des propositions – validation par la CPF Le groupe présentera les propositions d’enrichissement du SNVACA, en termes de : - compléments sur les services de conseil agricole animés par les OP ; - propositions d’intégration de ces services dans la stratégie nationale de l’Etat, synergie avec les autres services ; - enfin, la CPF pourra faire des propositions contribuant au positionnement de l’Etat sur le financement de ces services. Budget Total :17 600 euros Budget OP : 8 000 euros dont Agricord : 8 000 euros Budget expertise Sud : 6 000 euros dont Agricord : 4 600 euros Services spéciaux : 3 600 euros dont Agricord : 700 euros |
GOALS